On ne peut conclure à une uniformisation culturelle, car déjà au sein des démocraties les valeurs de libertés et d'égalités n'ont pas les mêmes sens, la liberté par exemple peut être la liberté de penser ou de décision ou de mouvement...). De plus les pays n'ont pas la même façon de réagir face à la mondialisation, soit ils assimilent (dans ce cas ils oublient l'intégralité de leur culture pour en adopter une autre, qui peut très bien être un mélange de plusieurs autres), soit ils s'adaptent (et là ils vont intégrer des parties d'autres culture à la leur, les parties choisies n'étant pas forcément les mêmes d'une culture à une autre), soit ils se dirigent vers une contre-acculturation (c'est-à-dire qu'ils rejètent tout en bloque pour mettre en avant leur propre culture). Donc face à cette diversité de réaction, on ne peut que s'attendre qu'à conserver une diversité de cultures.
Ensuite on peut constater des différences culturelles dans le monde selon l'importance de la religion, la tendance à la consommation ainsi que la valeur d'auto-réalisation de soi.
La France veut faire en sorte que les produits culturels ne soient pas touchés pas la concurrence par ce que si c'était le cas certain d'entre eux disparaîtraient. Mais il y a un problème pour définir ce qu'est réellement un produit culturel, le Rochefort, par exemple, est-il un produit culturel.
D'autre part la mondialisation ne nous dirige pas vers un modèle unique de capitalisme (mais vers du capitalisme manquerait peut-être aussi de diversité, si c'est cela que l'on cherche, non ??) comme le montre Robert Boyer qui dénombre quatre capitalisme différents : le capitalisme "marchand" ou anglo-saxon qui est très libéral, l'Etat y intervient le moins possible ; le capitalisme "méso-corporatiste" du japon qui laisse un grand rôle aux grandes firmes et aux banques, mais l'Etat y joue tout de même un certain rôle ; le capitalisme "social-démocrate" des Allemands qui privilégie le discours social avec l'Etat pour arbitre, également chargé de la formation et de réduire les inégalités ; et pour finir le capitalisme "étatique" ou "publique" de la France.
Le capitalisme "marchand" étant plus flexible se mondialise très bien donc risque de remplacer les autres. Mais sa tendance à précariser lui fait perdre de sa légitimité, de plus Musgrave montre que l'Etat est indispensable puisqu'il est producteur de bien public qui font diminuer les inégalités.
Nous pouvons le voir aussi avec ce phénomène concernant les IDE (investissement directe à l'étranger) qui favorisés par la déréglementation du à la mondialisation permet la multinationalisation des entreprises. Il y a en effet plusieurs raisons de faire des IDE. Cela peut être pour produire des matières premières ce qui permettra de ne pas avoir à les acheter, ou pour s'intégrer au pays dans lequel on veut vendre. Ce qui est alors intéressant c'est que les firmes s'adaptent aux marchés locaux Mac Donald's fait des menus différents aux Etats-Unis qu'ailleurs, ou encore les voitures ne sont pas réglées de la même manière (dureté des suspension, souplesse de la direction...)









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