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debat-vs-censure

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Bienvenu sur ce blog, représenté par le signe de la philosophie dessiné dans léger c½ur, dans lequel vous allez pouvoir débattre sur toutes sortes de questions sans être censuré (idéologiques, politiques, économiques, philosophiques, ...), et sur lequel j'espère que vous allez vous amuser !!! Alors bonne lecture !!

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Introduction au thème philosophique de la justice

Avant de continuer, puisque l'on va maintenant aborder un thème philosophique, à savoir La Justice, étant donné qu'il s'agit du thème que nous allons traiter cette année, je voudrais vous le présenter...

Avant ça je voudrais réaffirmer quelque chose, ce qui me permettra de donner l'esprit dans lequel sont faits ces articles, et ce qui j'espère les rendra vivants.
Il me semble que c'est une règle importante que l'on doit suivre en philosophie. Elle correspond à l'état d'esprit de Socrate, qui dit dans le Gorgias de Platon : "Qu'est cette classe à laquelle j'appartiens ? C'est celle des hommes qui prendront plaisir à être réfuté, si je dis quelque chose qui n'est pas vrai ; mais qui prendront plaisir aussi à réfuter, si l'on dit quelque chose qui n'est pas vrai : de ceux qui en vérité, ne trouveront pas, d'être réfutés, plus déplaisant que de réfuter, car c'est là, à mon jugement, un plus grand bien, pour autant que c'est un bien plus grand d'être débarrassé soi-même d'un mal"
Donc si je me trompe (et je peux très bien me tromper, je vous le dis tout de suite) n'hésitez pas à me corriger en me faisant un commentaire, et si je m'exprime mal, faites de même, pour me demander d'être plus clair...

Venons en maintenant au sujet que nous allons traiter...
Tout d'abord nous allons voir, avec l'île des esclaves de Marivaux que les inégalités entre les hommes sont des injustices.
Ensuite, grâce à Rousseau et à son discours sur l'origine et les fondements des inégalités parmi les hommes, nous comprendrons d'où viennent ces inégalités dans l'histoire.
Puis Aristote nous mènera vers la définition de la justice, ainsi il montrera que l'égal est aussi dans le juste.
Ainsi nous passerons à une définition de la justice, celle vue par Socrate, à travers le livre IV de la République de Platon.
Ce même Socrate nous guidera dans le Ménon de Platon vers une définition de la vertu, qui nous permet d'être juste.
Et pour finir avec Socrate (je tiens à signaler qu'il y aura d'autres articles sur ce sujet qui suivront, et que par conséquent cette présentation évoluera), il nous montrera dans le Gorgias de Platon que c'est dans notre intérêt que d'être vertueux...
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#Posté le vendredi 12 août 2005 16:42

Modifié le jeudi 31 mai 2007 21:51

Les inégalités vues à travers L'île des esclaves

Après le naufrage d'une planète dont l'environnement est menacé, voyons le naufrage de maîtres et d'esclaves, naufrage qui paradoxalement leur sera bénéfique (aux esclaves, mais aussi aux maîtres), avec l'île des esclaves de Marivaux...

Il s'agit d'une pièce de théâtre dont les principaux personnages sont un maître, Iphicrate, son esclave Arlequin et une maîtresse, Euphrosine et sa suivante Cléanthis...
Je vais vous donner le concept de l'histoire avant de voir notre cinquième personnage...
Il se trouve que les maîtres et leur esclave font naufrage, mais pas sur n'importe quel île... Sur l'île des esclaves !!! Il s'agit d'une île dans laquelle un jour les esclaves se sont rebellés contre leur maître, et depuis ce jour les anciens esclaves appliquent leurs règles... Parmi les citoyens de cette île, il y a Trivelin, il est chargé d'appliquer les lois...

Pour Iphicrate, Arlequin est son esclave car il est moins fort que lui. Mais il se trouve que les rapports de forces sont, sur l'île, inversés, car une fois sur l'île, où avant on tuait les maîtres et on libérait les esclaves, la nouvelle loi, appliquée par Trivelin, fait en sorte que Iphicrate et Euphrosine deviennent les esclaves, et Arlequin et Cléanthis leur maître... Les uns prennent les habits et les noms des autres et nous voilà dans la situation inverse...

Pour Trivelin, il faut que les maîtres souffrent de l'injustice qu'ils ont fait subir aux autres pour pouvoir la comprendre et arrêter de la commettre. De cette manière en la ressentant ils voudront s'en éloigner...
Il fait remarquer également que le fait d'avoir du pouvoir nous détache de la raison, car si l'on ne fait que donner des ordres sans que personne ait son mot à dire, alors la réflexion n'avance pas.
Pour que les anciens maîtres s'en rendent compte, et se rendent compte de ce qu'ils étaient, Trivelin demande aux anciens esclaves qui les servaient de décrire leur personnalité... Grâce à cela on découvre tous leurs défauts, toutes leurs manières... Et ils ne supportent pas leur propre portrait !!!

Durant l'histoire, les deux anciens esclaves essayent de se rapprocher l'un de l'autre... Mais finalement, ils décident que ce rapprochement se fera entre maîtres et esclaves... Ce qui montre que cette distinction qui est censée être fondée sur une notion de valeur, n'empêche pas de tomber amoureux, donc de donner de la valeur, à ceux qui sont censé ne pas en avoir !!!

Par la suite Arlequin décide de pardonner à son ancien maître des injustices qu'il a commises... "Si j'avais été votre pareil, je n'aurais peut-être pas mieux valu que vous". En somme Arlequin reconnaît qu'il aurait dû aider Iphicrate à se rendre compte de ce qu'il était, et finalement de ce qu'il perdait car "qu'il y a de plaisir à bien faire ! ".
Quant à Cléanthis, voici le discours qu'elle tiens quand vient son tour : "Il s'agit de vous pardonner, et pour cette bonté-là que faut-il être, s'il vous plaît ? Riche ? non ; noble ? non ; grand seigneur ? point du tout. Vous étiez tout cela ; en valiez-vous mieux ? Et que faut-il être donc ? Ah ! nous y voici. Il faut avoir le c½ur bon, de la vertu et de la raison ; voilà ce qu'il faut, voilà ce qui est estimable, ce qui distingue, ce qui fait qu'un homme est plus qu'un autre." Puis elle fini par déclarer : "Si vous m'avez fait souffrir tant pis pour vous ; je ne veux pas avoir à me reprocher la même chose"

Arlequin conclu donc : " Ah ! vous ne voyez rien ; nous sommes admirables nous sommes des rois et des reines. En fin finale la paix est conclue, la vertu a arrangé tout cela".
Trivelin fini là-dessus : "Vous me charmez. Embrassez-moi aussi mes chers enfants ; c'est là ce que j'attendais. Si cela n'était pas arrivé, nous aurions puni vos vengeances, comme nous avons puni leurs duretés. Et vous Iphicrate, vous, Euphrosine, je vous vois attendris ; je n'ai rien à ajouter aux leçons que vous donne cette aventure. Vous avez été leurs maîtres, et vous en avez mal agi ; ils sont devenus les vôtres, et ils vous pardonnent ; faites vos réflexions là-dessus. La différence des conditions n'est qu'une épreuve que les dieux font sur nous : je ne vous en dis pas davantage. Vous partirez dans deux jours et vous reverrez Athènes. Que la joie à présent, et que les plaisirs succèdent aux chagrins que vous avez sentis, et célèbrent le jour de votre vie le plus profitable."

Voilà toute la grandeur de ce livre, auquel je ne ferai qu'un seul reproche, c'est son sexisme puisque, dans l'histoire, les femmes sont clairement qualifiées de faibles, d'ailleurs elles ont du mal à devenir vertueuse !!! Dommage...
Mais cela n'enlève en rien tout l'éclat de cette magnifique morale source de grande vérité...
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#Posté le vendredi 12 août 2005 16:45

L'origine des inégalités dans l'histoire selon Rousseau

Après avoir vu la réalité des inégalités, conséquences du manque de vertu de nos sociétés, voyons d'où elles viennent dans l'histoire de l'Homme, qu'est-ce qui fait que les inégalités existent dans l'humanité, ce qui les a créées avec le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes de Jean-Jacques Rousseau.

Pour Rousseau, il y a deux sortes d'inégalités.
Il y a l'inégalité physique qui réside dans l'âge, la santé, la force, l'intelligence.
Et il y a l'inégalité morale, elle est politique, elle réside dans les privilèges, la richesse et la pauvreté.

Pour voir d'où viennent ces inégalités, il décide de partir du début, donc de l'état de nature.
Il admet que l'état de nature est une hypothèse car il n'a peut-être jamais existé.
Il définit alors cet état de nature. Dans cet état, l'Homme nous est identique, c'est-à-dire qu'il n'est pas à quatre pattes... Il trouve de la nourriture dans la généreuse nature, se forgeant (un corps et un caractère) en combattant les bêtes féroces. Il le peut car il est aussi puissant que les animaux, la force ou la vitesse qu'il a en moins, il le rattrape par l'astuce et l'agilité, et il n'a pas ou peu de maladies, puisque son corps est habitué à cet état...
L'Homme est doté d'une vertu naturelle, la compassion... Car il peut très bien, en voyant un autre souffrir, s'imaginer la douleur qu'il aurait s'il était à sa place !!!
Il forme cet état de nature pour retrouver la justice, car ce serait dans cet état qu'il n'y aurait pas, ou moins, d'inégalités que maintenant... (ce qui est l'hypothèse de départ logique, puisque l'on cherche à savoir comment ces inégalités sont apparues)

Voyons pourquoi...
La raison en est que la société crée des pulsions d'où viennent les tensions et les conflits.
En effet, le premier pas vers les inégalités vient du moment où les Hommes se sont rassemblés pour chanter et danser... Car à ce moment-là, le regard des autres devient important, on cherche à l'attirer... Et c'est là, loin de son état de nature qu'il devient cruel, car le mépris que les autres peuvent avoir envers soi devient insupportable et provoque des vengeances terribles. (Au passage, on peut constater que Sartre rejoint alors Rousseau avec sa phrase "l'enfer c'est les autres" qui signifie que le regard que les autres posent sur nous en nous jugeant est insupportable si on lui accorde cet importance)
Pour avoir ces considérations, "être et paraître deviennent deux choses tout à fait différentes". Comme on cherche à être au-dessus des autres (donc à les dominer), on devient malveillant (ce qui semble paradoxal pour avoir leurs considérations, mais nos rapports avec autrui ont déjà changé puisque être et paraître sont devenus deux choses différentes).
Ensuite, l'inégalité arriva également dès le moment où l'on commença à avoir besoin des autres, à cause de la division du travail... (donc la société amplifie les inégalités physiques en rajoutant des inégalités morales, et certainement qu'en plus d'amplifier ces inégalités, ce qui est déjà grave car il vaudrait mieux essayer de les réduire, elle en crée !!! )

Pour finir, nous pouvons dire que pour Rousseau, la raison du rassemblement provient d'une envie de gagner du confort, de vivre avec un peu plus de facilité, car c'est plus facile de vivre quand on le fait à plusieurs...
La raison de l'Etat ressemble quelque peu à celle de Hobbes, puisque pour Rousseau, le riche ayant peur de se faire destitué par la foule propose l'Etat pour légitimer sa position, en faisant croire à la foule que cet Etat permettrait d'éviter aux faibles de se faire oppresser...
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#Posté le vendredi 12 août 2005 16:48

La justice vue par Aristote dans l'éthique à Nicomaque, livre V

Voyons maintenant le livre V de l'éthique à Nicomaque écrit par Aristote... Ce livre s'appelle Théorie de la justice... Nous verrons donc, après avoir vu avec Rousseau que la société crée des inégalités, ce qu'est la justice qui pourrait nous permettre de les réduire...

Pour Aristote il y a plusieurs sens au mot juste, car il y a plusieurs sens au mot injuste. En effet injuste peut vouloir dire ne pas respecter la loi, il est alors synonyme d'illégal. Ou bien, cela peut vouloir dire ne pas être égale, donc être inégal. Par conséquent, le juste est l'égal et le légal.
L'injustice, c'est le fait d'être injuste. Et l'inégalité est une partie de l'illégalité.

"La justice ainsi entendue est donc la vertu complète. Mais elle ne l'est pas en soi, mais par rapport à autrui". Puisque l'on peut être juste avec soi sans l'être avec les autres, c'est donc "la plus importante des vertus". Elle est en fait "la vertu toute entière", de même l'injustice est le vice tout entier. Mais il ne s'agit là que de notion car quiconque commet une injustice n'incarne pas le vice absolu, mais seulement une partie, puisqu'il s'agit d'une injustice en particulier.

Pour Aristote, il y a une notion de volonté dans la justice ou l'injustice. Il n'y a donc pas d'injustice s'il n'y a pas de choix.
Ou il s'agirait d'une injustice indirecte, d'où les distinctions conceptuelles suivantes... Tout d'abord il faut savoir que faire quelque chose volontairement, c'est faire quelque chose en toute connaissance de causes... Mais cela n'empêche pas de faire des actes de manières volontaires réfléchies, ou irréfléchies... (Qui équivalent à : avec ou sans préméditation)
Pour Aristote, il y a trois manières de nuire à ces concitoyens :
- Soit de manière involontaire. Et là il y a deux possibilités. Ou bien par ignorance, en faisant quelque chose qui a des répercutions qui étaient imprévisibles (ce que notre société rejète). Donc on ne peut qualifier l'acte de rien d'autre que de malheur. Ou bien, en faisant quelque chose de mal sans le vouloir, mais c'était tout de même prévisible, on aurait pu l'éviter si on avait fait attention... Donc on peut qualifier l'acte de faute... Mais dans ces deux cas, pour Aristote il n'y a pas d'injustice, puisqu'elle n'est pas voulue...
- Soit de manière volontaire, mais non réfléchie, c'est-à-dire que lorsque l'on a commis l'injustice, on savait très bien ce que l'on faisait, mais on n'avait pas prévu à l'avance que l'on allait commettre une injustice... On peut très bien l'avoir fait par colère (et le regretter après), donc de là on peut déduire que la personne qui a commis l'injustice n'est pas injuste en elle même...
- Et enfin, soit de manière volontaire et réfléchie, ce qui fait que la personne envisageait de commettre l'injustice (en avait envie), et de là on peut clairement dire que cette personne est elle-même injuste, c'était en elle...

Maintenant voyons comment Aristote conçoit la justice... Comme il y a deux sortes de juste et d'injuste, il est logique qu'il y ait deux sortes de justices...
Il y a la justice distributive, qui s'occupe donc de l'égal. Elle traite de l'honneur de la fortune et les distribue de juste manière. Juste veut ici dire, d'une bonne proportion en fonction des personnes...
Et il y a aussi la justice réparatrice, ou corrective, elle s'occupe du légal, donc des rapports des citoyens entre eux qu'ils soient volontaires ou involontaires. Elle par contre traite des délits et les puni de juste manière. Juste veut ici dire, d'une bonne proportion en fonction des délits, ce qui veut dire que les personnes ici sont traitées exactement de la même manière, qu'ils soient pauvres, riches, fort, faible, important ou pas...

Je trouve qu'il est assez intéressant de voir que la justice s'occupant du légal exerce plus l'égalité que la justice qui s'occupe de l'égal...
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#Posté le vendredi 12 août 2005 16:51

La justice vue par Socrate dans la République de Platon, livre IV

Après la définition de la justice vue par Aristote, voyons celle de Socrate à travers le livre IV de la République de Platon. C'est pour cela que cette image représente une cité, puisqu'à l'époque des Grecs les républiques sont des cités. Et c'est aussi pour cela que l'on peut voir Platon à notre gauche accompagné d'Aristote à notre droite...
Ce livre consiste à chercher quel est la mission des gardiens... Et il est évident que cette mission consiste aussi à faire régner la justice dans la cité...

Pour Socrate la cité doit lutter contre la richesse et la pauvreté car tout deux empêchent la réalisation de la production et l'accomplissement de soi. La richesse car elle mène à la flânerie, et la pauvreté car elle prive des moyens nécessaires. Il faut donc un juste milieu (qui comme d'habitude chez les Grecs n'est pas vraiment au milieu et c'est là tout le problème car il est évident que ce milieu ce rapproche plus de la richesse que de la pauvreté...)

De par cette distinction, on ne doit pas s'adresser à la cité comme à une seule, mais comme à plusieurs, pour prendre en compte les différences des riches et des pauvres : "tu donnes aux uns la fortune des autres, leur facilité..."

D'ailleurs, il faut faire attention à la taille de la cité. La bonne taille, "c'est le point jusqu'où l'on veut aller pour que la cité grandisse sans compromettre son unité. On la laisse grandir jusqu'à cette taille, et l'on s'y arrête"

Venant on maintenant à la justice, celle qui doit être l'une des plus grande préoccupation du gardien de la cité. Cherchons donc qu'elle est. Nous savons qu'une cité, pour être parfaite, doit être composée de sagesse, de courage, de maîtrise de soi et de justice. Donc si l'on veut savoir ce qu'est la justice il suffit de trouver ce que sont les trois autres choses, et la justice sera ce qu'il manque pour atteindre la perfection.
- La sagesse produit des décisions mûries, elle doit donc habiter à l'endroit où l'on prend des décisions, parmi les gardiens, elle ne concerne donc qu'une minorité des citoyens.
- Le courage consiste à sauver, c'est-à-dire à préserver l'intégralité de la cité. Il doit donc habiter chez ceux qui ont pour devoir de garder la cité, à l'endroit où on la défend. Il ne concerne donc qu'une minorité des citoyens.
- La maîtrise de soi consiste à se dominer. Ce qui est intéressant c'est que l'on est alors en dessous et au-dessus de soi. Ce qui ne peut s'expliquer que par le fait qu'il y ait dans l'âme une bonne et une mauvaise part. On se domine quand la bonne est au-dessus de la mauvaise, et l'on s'abaisse quand c'est l'inverse. Cette fois, elle doit habiter chez tous les citoyens, aussi bien chez les gouverneurs que chez les gouvernés. Elle crée donc de l'harmonie dans la cité.
- Donc la justice est la condition de possibilité des trois autres (puisqu'il ne manque plus que ça pour atteindre la perfection). Et cette condition de possibilité est le fait que chacun doive s'employer à un seul emploi parmi tous ceux qui font la cité, l'emploi auquel sa nature aura été prédestiné (puisque sinon, ça ne pourrait être appliqué correctement, et ça ne saurait donc être parfait).Il en va de même pour les partis de l'âme que nous allons voir car la justice est une activité intérieure à l'Homme. Nous passons donc de la justice dans la cité à la justice dans l'Homme...

On ne peut être ou faire une chose et son contraire, on ne peut pas dire que l'archet par exemple pousse et tire en même temps, mais une parti tire la corde pendant que l'autre pousse l'arc. Comme on peut avoir soif tout en refusant de boire, c'est donc qu'il y a deux parts en nous, l'une désir, l'autre raisonne. Tâchons maintenant de voir où se situe l'agressivité, dans le désir, dans la raison, ou dans une troisième partie ? Etant donné que l'on peut observer des gens s'énerver contre eux-mêmes parce qu'ils ont cédé a des désirs qu'ils répréhendent. Donc l'agressivité ne fait pas partie des désirs puisqu'on peut s'énerver contre eux (donc par là elle se distingue du désir), il semble donc que qu'agressivité et désirs soient deux choses différentes. Comme nous pouvons constater la présence d'agressivité chez des gens déraisonnables (comme des enfants par exemple), nous pouvons dire que l'agressivité ne fait pas partie de la raison. Il s'agit donc d'une troisième part. Celle-ci allié à la raison permettra de surmonter les plaisirs et la souffrance (comme se faire violence). Donc l'agressivité est au service de la raison, cette dernière devant trouver sa place dans l'âme. Par conséquent l'injustice est une mauvaise disposition des parties de l'âme, avec par exemple une agressivité dominant la raison.
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:33

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