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debat-vs-censure

Description :

Bienvenu sur ce blog, représenté par le signe de la philosophie dessiné dans léger c½ur, dans lequel vous allez pouvoir débattre sur toutes sortes de questions sans être censuré (idéologiques, politiques, économiques, philosophiques, ...), et sur lequel j'espère que vous allez vous amuser !!! Alors bonne lecture !!

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Le Ménon (ou De la vertu) de Platon

Voici maintenant une ½uvre de Platon, dans laquelle il fait parler Socrate (dont il a été le disciple), et Ménon. D'où le titre Ménon :-) (ou de la vertu...) Ainsi après avoir vu ce qu'est la justice, nous allons voir la vertu, nous permettant d'être juste...

Ménon veut savoir si la vertu est innée ou pas, Socrate lui répond qu'étant donné qu'il ne sait pas réellement ce qu'est la vertu, il ne peut rien dire à son sujet... Donc ils vont d'abord tenté de répondre à cette question...

Pour Ménon il y a plusieurs vertus selon les personnes. Par exemple l'homme a la vertu de prendre soin de l'Etat et de ses concitoyens, la femme a la vertu de prendre soin de la maison et d'être docile à son mari, et bien sûr il ne s'agit pas de la même vertu pour le petit garçon, la petite fille, le maître, l'esclave...
Mais Socrate lui ne veut pas plusieurs vertus, il cherche le point commun à toutes ces vertus... Pour lui, la vertu ne se dissocie pas de la sagesse et de la justice. Ménon rajoute à cela le courage, la prudence, "et d'autres en foules". Socrate fait alors remarquer que même si c'est d'une autre façon, il y en a encore plusieurs, alors que l'on cherche l'unique essence de la vertu (ce qui est assez intéressant c'est que la vertu est l'essence des choses, c'est pour ça que l'on parle de la vertu des plantes... Donc nous sommes en train de chercher la vertu de la vertu :-) )

Ménon propose alors le fait d'être capable de commander. Socrate répond à cela, que ce n'est pas possible car l'esclave a une vertu, et si c'est celle de commander, il n'est plus esclave.

Alors Ménon propose le fait d'avoir le désir des bonnes choses et d'être capable de les obtenir.
Socrate répond que pour ce qui est du désir des bonnes choses, tout le monde l'a, puisque personne ne se veut de malheur, et ceux qui désirent les mauvaises choses c'est en pensant qu'elles sont bonnes, donc ils désirent les bonnes choses.
Ensuite pour ce qui est d'être capable d'obtenir les bonnes choses, cela ne veut rien dire si ce n'est pas fait avec justice, puisque les bonnes choses sont les choses justes. Etant donné que la justice est une espèce de vertu, comme on l'a dit, alors dire que la vertu c'est obtenir les bonnes choses revient à dire que la vertu est un action accompagnée d'une espèce de vertu... (Donc on tourne en rond...)

A ce moment là, Ménon doute de ce qu'il croyait savoir. Socrate montre alors que c'est une bonne chose de douter, car cela fait avancer les choses en nous permettant de corriger nos erreurs.
Le problème posé ici par Ménon est que si l'on ne sait pas déjà ce qu'est la vérité, comment la reconnaître, et si on le sait déjà, pourquoi la chercher ?? Donc on ne peut pas trouver la vérité tout seul, par conséquent l'Homme ne saura jamais ce que personne ne sait...
Socrate répond à cela que notre âme connaît déjà la vérité, mais l'a oubliée. Avant de venir dans notre corps, notre âme séjournait parmi les dieux où elle a pu contempler à loisir les Idées, les vérités de toute chose. Mais plongée dans ce corps matériel, elle a tout oublié. Il en fait la démonstration en faisant résoudre un problème géométrique à un esclave, dont on pensait qu'il était incapable de le faire, juste en lui posant des questions bien choisies... Donc apprendre, en réalité, c'est se souvenir, par conséquent on peut retrouver la vérité tout seul...

Revenons à la vertu, on peut dire d'elle qu'elle est une certaine intelligence, puisque le courage et toutes les autres vertus sont dommageables sans intelligence. Elle est donc un savoir, par conséquent elle n'est pas un don inné, mais une acquisition, qui paradoxalement ne s'enseigne pas car il n'y a pas de maître qui donne cet enseignement. La preuve étant aussi que les hommes vertueux n'ont pas réussi à transmettre cette vertu à leurs enfants... Donc il ne s'agit pas vraiment d'intelligence, puisque qu'elle ne s'enseigne pas, mais plutôt d'opinion vraie. L'opinion vraie est aussi juste que le savoir, car un guide qui sait où il va parce qu'il y est déjà allé ne mène pas mieux qu'un guide qui n'est jamais allé là où il va, mais qui a une opinion vraie sur la question, donc qui ne se trompe pas. Les deux guides, celui du savoir (ou de l'intelligence) feront exactement le même chemin que celui de l'opinion vrai donc ils sont équivalents. Néanmoins, le problème c'est qu'on ne peut pas toujours avoir une opinion vraie puisqu'il nous arrive de commettre des erreurs. Donc il semblerait que pour manier cette opinion vrai correctement, il faille réussir à se souvenir (comme on l'a dit plus haut)...

Il en conlu que l'opinion vraie est une grâce divine car elle semble être ce dont use les oracles et les divins...
Donc à la fin du livre, on a répondu à la question de Ménon qui voulait savoir si la vertu était innée, et à cela on vient de répondre que non.
Mais on n'a pas répondu à la question de Socrate qui voulait connaître l'essence de la vertu. Puisque Socrate fini en disant "Mais le certain là-dessus, nous le saurons le jour où, avant de nous mettre à chercher de quelle façon il vient à se produire de la vertu chez les hommes, nous aurons commencé par nous mettre à chercher ce que peut bien être la vertu, en soi et par soi. Voici que cependant l'heure est venue pour moi d'aller quelque part". Ou du moins on n'y a pas répondu explicitement, parce qu'il semblerait bien que la réponse soit dans ce texte puisque comme dit Socrate au début, on ne peut pas répondre à la question de Ménon sans savoir ce qu'est la vertu...
A vous de réfléchir... :-)
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:37

Modifié le jeudi 31 mai 2007 21:51

Le Gorgias (ou De la rhétorique) de Platon

Voyons maintenant le Gorgias (ou de la rhétorique) de Platon, qui nous permettra de comprendre pourquoi il est dans notre intérêt d'être vertueux.

La question qui est posée ici est de savoir à quoi sert l'art oratoire...
A cette question certains répondent au discours, mais il évident pour Socrate que cette réponse n'est pas suffisante car l'art oratoire ne s'occupe pas de tout les discours, il ne s'occupe pas des discours des médecins par exemple.
Alors Polôs (un disciple de Gorgias) annonce que c'est l'art qui cause le bien le plus grand, à ce moment-là Socrate intervient et fait remarquer que Polôs ne répond pas à la question, car il qualifie l'art oratoire, mais ne le définit pas...
Donc Gorgias précise que c'est l'art qui se pratique en politique car il permet de persuader, de prendre un pouvoir sur les autres (puisque "prendre la parole, c'est prendre le pouvoir"). Alors Socrate montre que d'autres arts s'occupent aussi de persuader (comme l'art d'enseigner). De là on crée une distinction entre l'art oratoire et les autres, car l'art oratoire crée de la croyance, pendant que les autres créent du savoir. Mais comme il ne s'exerce qu'à cela, celui qui manie l'art oratoire mais qui ne sait pas de quoi il parle, persuade mieux que quelqu'un qui le sait. Néanmoins Socrate, montre qu'il ne pourra jamais persuader celui qui sait, et d'autre part, cet art ne se soucie guère du juste et de l'injuste !
Polôs demande alors à Socrate sa définition de l'art oratoire. Il répond alors que ce n'est pas un art, mais un savoir faire visant à flatter "sans s'inquiéter de ce qui vaut le mieux". Le sophiste n'a, pour Socrate aucun pouvoir, car avoir un pouvoir c'est faire ce que l'on veut en fonction de ce que l'on juge bon. Mais les sophistes et les tyrans font ce qu'ils jugent bon mais sans intelligence, donc cela n'aboutit pas à ce qu'ils veulent (comme vouloir se soigner et juger bon de boire du poison pour cela).

C'est pour cela que Socrate refuserait le pouvoir du tyran...
Car il explique qu'il vaut mieux subir une injustice plutôt que de la commettre car la commettre est le plus grand des maux donc elle crée le plus grand des malheurs. Et elle est le plus grand des maux car elle est quelque chose de laid donc de mauvais. De même il vaut mieux être châtié de son injustice que pas, car de cette manière on libère son âme de ce tort. Comme lorsque l'on va chez le médecin, ça ne fait pas plaisir, mais ça nous libère d'un mal qui fait qu'on sera mieux après.
Donc si un ami commet une injustice, il faut s'empresser de faire en sorte qu'il purge sa peine pour qu'il soit libéré, et si c'est un ennemi, il faut faire en sorte qu'il ne soit pas puni pour qu'il garde ce mal en lui (mais est-on juste en faisant cela, s'il s'agit bien du plus grand des maux ??), pour Socrate c'est à ça que sert l'art oratoire.
Calliclés, soutenant Gorgias et Polôs, intervient alors pour dire que si cela était vrai, cela changerait radicalement nos modes de vie. Mais il accuse Socrate de prendre le point de vu de la loi quand son interlocuteur prend celui de la nature et vice-versa. Pour Calliclés, si un jour Socrate se fait accuser de quelque chose qu'il n'a pas fait, l'accusateur pourra aisément demander la mort de Socrate, sans que ce dernier ne puisse rien faire pour l'éviter puisqu'il ne manie pas l'art oratoire, et que sa philosophie ne l'aidera pas.
Pour Calliclès la nature désigne d'abord le bon comme celui qui est le plus fort, le plus robuste, mais c'est la loi qui s'oppose à la nature et qui empêche cela en prônant l'égalité (c'est pour cela que pour Calliclès il vaut mieux commettre une injustice que la subir). Socrate montre alors que dans ce sens c'est l'union des hommes qui est naturellement le plus fort, et cette union est d'accord pour dire que c'est commettre l'injustice qui est plus laid que de la subir. Calliclès répond que par plus fort il voulait aussi dire plus intelligent, car il est logique que les esclaves même s'ils sont robustes ne sont pas les plus forts par nature puisqu'ils sont esclaves. Puis Calliclès précise après qu'en plus d'être intelligent, pour être le plus fort il faut être doté d'une virile énergie qui doit nous permettre de pouvoir gouverner l'Etat, donc le plus fort est celui qui a une valeur d'autorité. Socrate répond à cela que la valeur d'autorité la plus grande, c'est l'autorité qu'on a sur soi et ses passions comme les sages. Pour Calliclès, ceci est pour les faibles qui cachent leurs faiblesses (et la faiblesse de leurs passions), car pour être heureux il faut exercer ses passions au plus haut niveau. Pour Socrate, la souffrance est dans le plaisir, car le plaisir c'est combler ses désirs, et les désirs sont des manques donc des souffrances, il vaut donc mieux les éviter car ils vont à l'encontre du bonheur. D'autre part, si être bon c'est avoir du plaisir, alors les lâches qui voient l'ennemi battre en retraite sont plus bons que les courageux puisqu'à ce moment-là ils éprouvent plus de plaisir. Comme ceci est un non-sens, nous pouvons alors dire qu'est bon ce qui est fait en vu du bien comme la philosophie, en non en vu du plaisir, comme le font les sophistes qui flattent sans se demander si c'est une bonne chose ou pas. Donc tout plaisir n'est pas bon, mais alors quel plaisir choisir ? L'âme est saine quand elle est ordonnée (de même la maison est le bateau...(cf l'article sur le livre IV de la République de Platon)) et cela s'appelle pour le corps la vigueur et la bonne santé, et pour l'âme la justice et la légitimité. Donc il faut viser la sagesse pour être heureux. Socrate répond donc à Calliclès que pour éviter l'injustice il faut en effet se doter d'un pouvoir (et pourquoi pas celui de l'art oratoire), mais pour éviter de commettre l'injustice il faut éviter ce pouvoir. Comme il est pire de commettre que de subir une injustice, le choix est fait.

Socrate montre alors encore une fois que les sophistes et les hommes politiques qui sont censés rendre vertueux ne le font pas. En effet il arrive souvent que les sophistes se plaignent de leurs élèves de ne recevoir que des remerciements en guise de revenu, une fois le travail fini. Mais s'ils se plaignent de leurs élèves, c'est qu'ils ne sont pas devenus vertueux, et que donc le travail n'est pas fini, il n'y a donc aucune raison de les payer. De même pour les hommes politiques qui sont censés rendre bon les gens de l'Etat qu'ils gouvernent, et qui se plaignent aussi de leur ingratitude qu'ils qualifient d'injuste, ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes, parce que cela signifie qu'ils n'ont pas fait ce qu'ils étaient censés faire.
Donc l'homme qui serait capable de rendre bon les gens qu'il fréquente ne risque pas de souffrir de l'injustice (il s'agit là en fait d'un tout autre pouvoir). Par conséquent, il faut se conduire en politique comme un médecin qui ne fait pas des choses agréables pour ses patients, mais qui leur fait du bien. "Se soucier par-dessus tout, non point de passer pour un homme de bien, mais de l'être".
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:40

Le scepticisme de Pascal

Cependant peut-on réellement déceler ce qu'est la justice ? Nous pouvons regarder dans différentes sociétés et voir qu'elles ont toutes des points de vu différent sur ce qu'est le juste et l'injuste et sur les manières d'appliquer la justice... "Le larcin, l'inceste, le meurtre des enfants et des pères, tout a eu sa place entre les actions vertueuses" Peut-on alors dire qu'une société se trompe et pas l'autre ? Peut-on, juger une culture ?

C'est ainsi que naît le scepticisme.
Mais il serait trop facile de poser ainsi le problème et de s'en aller en disant : "il n'y a pas de justice". C'est pourquoi j'ai choisi deux citations de Pascal afin que nous puissions voir l'étendu du problème, dans un premier temps, et lui donner une explication, ensuite.

"J'ai passé longtemps de ma vie en croyant qu'il y avait une justice ; et en cela je ne me trompais pas ; car il y en a, selon que Dieu nous l'a voulu révéler. Mais je ne le prenais pas ainsi, et c'est en quoi je me trompais ; car je croyais que notre justice était essentiellement juste et que j'avais de quoi la connaître et la juger. Mais je me suis trouvé tant de fois en faute de jugement droit, qu'enfin je suis entré en défiance de moi et puis des autres. J'ai vu tous les pays et les Hommes changeants ; et ainsi, après bien des changements de jugement touchant la véritable justice, j'ai connu que notre nature n'était qu'un continuel changement, et je n'ai plus changé depuis" (Pensées, fragment 375)

Ainsi est posé le problème. Nous pouvons constater que Pascal est chrétien, raison pour laquelle il croit en une justice divine. Mais pourquoi le concept de justice est-il toujours en changement, et de ce fait nous reste inaccessible ? Voilà comment on peut l'expliquer...

"Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force ; et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.
La justice est soumise à dispute, la force est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n'a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu'elle était injuste, et a dit que c'était elle qui était juste. Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste." (fragment 298)

On peut se demander pourquoi est-il nécessaire que le plus fort soit suivi, parce qu'au sens commun, on entend "il est nécessaire" comme "il faut" (par devoir). Mais la nécessité au sens philosophique signifie juste que c'est ainsi et que l'on ne peut pas faire autrement. Ainsi il est nécessaire que la somme des angles d'un triangle soit de 180° et que lorsque deux forces s'exercent sur un objet ce soit la plus forte qui l'emporte.
Ainsi la force s'approprie le concept de justice en le dénaturant, pour se légitimer, et de ce fait nous empêche d'accéder à la vraie justice...

Alors comment réagir face à cette situation ? Pascal va hiérarchiser trois réactions possibles, en décrivant trois catégories de personnage.
- Nous avons le Naïf, celui qui croit que les lois sont justes (et donc n'y réagit pas) et bien entendu compte tenu de ce que nous venons de dire il se trompe...
- Ensuite nous avons le demi-habile, lui sait très bien que les lois sont injustes et par conséquent il décide de lutter contre ces lois injutes.
Mais c'est en réalité une réaction sans sens car nous ne savons pas vers quoi nous diriger.
- Et enfin il y a l'habile. Il a non seulement compris que les lois étaient injustes, mais aussi que s'il se dressait contre elle il risquait d'aboutir sur du chaos. Il vaut mieux des lois injustes qui règlent une société que le chaos.
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:48

Modifié le samedi 27 mai 2006 12:55

Le voile d'ignorance de Rawls

Nous pouvons faire plusieurs réponses à Pascal y compris celle de Kant, que nous verrons plus tard en abordant un autre thème. Mais la réponse que j'ai choisi de présenter aujourd'hui est celle de John Ralws...
Je rappelle que Pascal dit que la justice nous est inaccessible à jamais, on en restera toujours ignorant.

Rawls répond à cela que c'est lorsque l'on est ignorant que l'on est juste. Vous allez comprendre pourquoi, grâce à sa théorie du Voile d'ignorance... Il montre que si chacun ignore la position dans laquelle il se trouve, chacun prendra la décision la plus favorable pour le groupe, la plus juste. Voyons quelques exemples pour appuyer cette théorie.
- Une épidémie s'abat sur un village de 40 personnes parmi lesquels 3 seulement sont immunisés. Pour trouver un médicament il faudra sacrifier deux personnes. On ne peut forcer personne à se sacrifier pour les autres, ça ne serait pas juste... Mais peut-on pour autant laisser 47 personnes mourir, dont celles qui auraient pu se sacrifier ?? C'est un non sens !!! Rawls propose alors de mettre tout le monde sous un voile d'ignorance et de les laisser décider. Ils ne savent pas s'ils sont immunisés ou s'ils vont être sacrifié pour sauver le village. Ils peuvent soit décider de ne sacrifier personne et alors ils ont 3 chances sur 40 de rester en vie, soit sacrifier deux personnes et ils ont alors 38 chances sur 40 de rester en vie. Tout le monde va donc préférer la deuxième solution.
- Autre exemple, celui du gâteau que l'on doit découper en plusieurs parts pour le manger... Comment le découper de la manière la plus juste possible ?? Toujours à l'aide de ce voile d'ignorance... Si la personne qui découpe les parts sait à qui elles vont revenir, il est évident qu'elle sera en mesure de commettre des injustices. Mais si vous lui dites que ça sera à elle de se servir en dernier, elle ne saura plus à qui vont revenir les parts, et quelle est la part qui sera la sienne. Si elle ne veut donc pas la plus mauvaise part, elle devra découper le gâteau en parts égales.

Nous voyons donc grâce à ces deux exemples que l'on ne peut agir de manière juste uniquement sous le voile d'ignorance, et que d'ailleurs on s'accorde tous sur ce qui est juste, si on ne connaît pas notre place dans la société, alors que dans le cas contraire nos avis divergent...
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:48

Modifié le samedi 27 mai 2006 12:57

Voilà un annuaire ou un moteur de recherche à blog

Blogtrafic est un annuaire de blog que je suis entrain d'expérimenter....
On va voir ce que ça va donner !!!

Si vous voulez noter mon blog, vous n'avez qu'à aller sur http://debat-vs-censure.blogtrafic.com ce qui est en réalité exactement le même blog, sauf que vous verrez apparaitre en haut de la page une barre qui vous permettra de noter mon blog...
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#Posté le dimanche 04 septembre 2005 18:57

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